- 2007-16-01 05:12 MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE (victime)
- 2007-17-01 18:29 Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE (Lizea)
- 2007-19-01 18:36 Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE (Clara)
- 2008-05-06 11:36 Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE (sonia)
- 2009-06-07 21:03 Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE (T@touille)
- 2010-07-08 05:31 Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE (Chen)
MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE | |
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victime [guest] on 2007-16-01 05:12 |
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Je ne sais comment commencer, j’ai tellement HONTE et toujours ce sentiment de CULPABILITE et de RESPONABILITE qui me rongent la vie et m’obsèdent tous les jours ! Eh oui comme vous tous, moi aussi je suis une ènime victime d’inceste par le grand-père maternel de 11 à 14 ans !
J’ai 31 ans et gardé le SILENCE pendant 16 ans et aujourd’hui, je voudrais faire une sorte de « coming out » et suis enfin prête à témoigner…... Après tant d’années de mutisme inextricable, j’éprouve le besoin de clamer mon INNOCENCE d’enfant AU MONDE ENTIER ! C’est un cri de douleur insoutenable trop longtemps enfoui dans mes entrailles !
Je dois préciser que j’ai été adoptée à l’âge de 8 ans et suis asiatique. Vous voyez ce que signifie le mot exotisme pour un européen pédophile, mot que je ne supporte plus !
A l’extérieur, j’étais une enfant très timide, voire coincée, je rougissais très facilement. J’intériorisais ma révolte. Je me défoulais à la maison et ne pouvais supporter de vivre dans un environnement familial toujours conflictuel et tumultueux où la mère était elle-même victime de maltraitances de la part de son propre mari. Ma mère adoptive est une femme battue !!! Mes parents me rabaissaient et ma rébellion s’exprimait par l’agressivité ou le repli de moi-même !
Je pense que ma révolte intérieure a pris sa source à l’âge de cinq ans, lorsque j’ai vu mon père biologique grabataire, à moitié agonisant sur le sol et complètement ivre mort. Je me souviens l’avoir ramassé et l’avoir mis au lit. A l’âge de six ans, j’ai perdu ma mère biologique d’une maladie inconnue. Voilà le contexte dans lequel je suis arrivée dans cette famille française.
Je ne me souviens pas exactement comment tout cela a commencé et ai essayé d’oublier…, mais comment oublier l’insoutenable, voire l’impensable !
Je me suis retrouvée un dimanche matin à faire la grasse matinée dans le lit de mon grand-père maternel et il a commencé à me peloter et la PIRE HONTE, c’est que je ne me souviens pas lui avoir dit NON et c’était le début de l’engrenage infernal !
Il me faisait peur et exerçait sur moi une emprise totale ! Je crois que quelque part il me fascinait, car c’était un grand orateur apprécié de tous ses amis et était même ami avec le maire de sa ville. Pendant les réunions de famille, il jubilait de faire de grands discours très moralisateurs, dignes d’un homme politique ! Toute la famille devait sagement boire ses bonnes paroles.
Il exigeait que je sois assise à côté de lui pour essayer de me peloter. Il m’offrait des cadeaux ou me donnait de l’argent. En échange, je devais lui faire des choses, me soumettre, être gentille et lui faire plaisir.
Mes parents avaient deux chiens et cinq chats et il venait les soigner presque tous les après-midis. Il avait en fait pris ce prétexte pour m’attendre à la sortie de classe. Il me forçait à l’embrasser comme on s’embrasse dans un vrai couple, lui faire une fellation et me faisait le cunilungus, et moi je ne ressentais rien, je subissais ses gestes de vieux dégoûtant pervers tout bedonnant !! Une ou deux fois, je ne sais plus, il a tenté de me pénétrer, mais était conscient que j’étais vierge et qu’il pouvait me mettre enceinte. Il m’a donc pénétré partiellement !! Il me caressait, comme une femme, alors que je n’étais qu’une enfant innocente de 11 ans ! Ensuite, il se masturbait jusqu’à ce qu’il éjacule dans son mouchoir et jouisse jusqu’à l’extase totale, alors que moi, cela ne me faisait absolument rien. J’obéissais comme un chien obéit à son maître ! Depuis, je ne peux plus voir les mouchoirs en tissu !! Après il rentrait chez lui dorloter sa femme.
Au début, je ne me rendais pas compte de la gravité de la chose !! Je me laissais faire, quelle honte de se laisser abuser par un grand-père, par un vieux sexagénaire !
Toujours les mêmes phrases, il me disait d’être gentille avec lui. Il me manipulait mentalement. Il me défendait lorsque je me disputais avec ma mère ou ma sœur. Une fois, il a exigé de mes parents qu’ils m’offrent pour Noël une chaîne Hifi, sinon il ne viendrait pas au Réveillon. Il tenait mes parents avec son argent !
Mes grands-parents habitaient à 500 m de chez mes parents et parfois, je dormais chez eux le samedi soir. Le grand-père venait me réveiller la nuit pour me peloter, alors que sa femme dormait juste dans la chambre de l’autre côté ! Je ne sais pas pourquoi, je retournais chez eux ! Peut-être parce que je ne me sentais pas bien non plus chez mes parents, prise entre deux feux, la femme battue et un père inexistant et violent !
Je partais également en vacances avec mes grand-parents au camping. Dès que ma grand-mère avait le dos tourné, il s’arrangeait pour me peloter et me mettre ses doigts dans mon vagin. Il me disait que c’était un secret entre nous et qu’il ne faut surtout que je ne le répète à personne et que lorsque j’aurai un copain à 18 ans, on verrait ! A mesure que le temps passait, je me rendais bien compte que ce n’était pas NORMAL et ne pouvais me confier à personne, ni même à ma meilleure amie de l’époque ! Je voulais parfois fuguer, mais en tant qu’enfant adoptée, je ne voulais pas me retrouver à la DASS.
Et cela a duré pendant trois ans jusqu’à ce que je PARLE ENFIN ! Je ne pouvais pas, j’avais trop honte et me sentais de révéler une telle horreur ! J’ai enfin compris que je n’étais que sa PUTE, sa CHOSE pour assouvir ses plaisirs sexuels !
J’avais alors 14 ans et demi et c’était au mois d’août. Je l’ai révélé d’abord à ma grand-mère en lui montrant dans le dictionnaire le mot « inceste ». Bien entendu, elle ne m’a pas cru. Elle m’a traitée de folle et m’a dit : « mais, ma pauvre fille, tu racontes n’importe quoi ! ». Elle a immédiatement convoqué son mari qui a immédiatement nié et rétorqué «mais c’est faux, tu vois bien qu’elle raconte des salades pour faire son intéressante, tu ne me crois pas capable d’une chose pareille ! tu ne vas pas la croire plus que moi». Depuis ce jour, je me reproche la mort de ma grand-mère, qui déjà malade depuis sa retraite, n’a cessé d’être malade jusqu’à son décès !
Ce fût le drame dans toute ma famille ! Réunion de famille après les vacances ! Briser le silence, quelle chose terrible ! Mais, je n’en pouvais plus, il fallait que ça sorte !
Ma mère m’a d’abord prise entre quatre yeux. Bien entendu, elle ne me croyait pas non plus. Je me souviens de ses paroles « mais, ma pauvre fille, comme tu as pu… tu aurais pu dire non ; mais je ne comprends pas, moi, il ne m’a jamais touchée». Elle m’a immédiatement accusé au lieu de tenter de comprendre. Le ciel lui était tombé sur la tête ! Quant à son mari, il était complètement dépassé par les événements ! Ma mère a demandé à ma sœur s’il avait essayé avec elle. Elle lui a répondu qu’il avait essayé, mais qu’elle avait dit non. Elle avait quatre ans de plus que moi ! Ma mère m’a emmené chez le médecin de famille pour faire constater si mon bourreau m’avait pénétré. Comme ce n’était pas le cas, je crois qu’elle m’a haï à ce moment-là ! Le médecin m’a demandé de raconter mon histoire par écrit. Je lui ai remis le bout de papier qu’il a dû conserver ! Je ne me souviens pas ce que j’ai raconté. Il a ensuite vu le grand-père qui a reconnu les faits et lui a promis de se faire soigner. Je lui ai fait avouer son crime, mais il avait l’art et la manière de retourner la situation. Il a dit qu’il m’aimait et que je ne détestais pas ça ! Comment pouvais-je aimer ça ? Je n’ai jamais su s’il avait commencé une thérapie. Le médecin a vu ma mère en aparté et n’ai jamais su ce qu’ils se sont dits. Toujours est-il que ma mère ne devait plus m’approcher de mon grand-père, mais cela n’a duré qu’un temps. Je le revoyais ensuite dans les réunions de famille et essayais de fuir son regard...
Quant à moi, ma mère m’a juste dit qu’on s’en sortirait et rien de plus…. On n’a jamais plus reparlé de cet épisode de ma vie ! Vous vous rendez compte qu’elle ne m’a même pas envoyé chez un thérapeute ! J’ai dû me débrouiller seule avec mes problèmes ! C’était la période la plus noire de ma vie ! Je me suis repliée sur moi-même, je ne pouvais pas voir mon corps pendant six mois, je m’habillais avec de grands tee-shirts larges pour paraître la plus transparente possible. J’ai raté en partie ma seconde à cause de ça !
Depuis, je me sens mal dans ma peau. Ce mal être s’est transformé en agressivité ! J’ai développé un complexé d’infériorité et n’ai pas confiance en moi. Je n’aime pas mon corps et ne m’aime pas ! J’ai du mal à faire confiance à autrui ! Je me sens également seule et ce sentiment de solitude, je l’ai toujours eu, il me semble !
Ma relation avec ma mère déjà mauvaise est complètement anéantie ! Je pense qu’elle me méprise et me prend pour une perverse !
Mon bourreau est maintenant décédé et ce qui m’est arrivé m’obsède tous les jours. Personne de ma famille, excepté ma sœur, ne m’a dit que je n’étais pas COUPABLE !
Si je parviens à témoigner aujourd’hui, c’est grâce à une amie qui m’a avoué l’an dernier été violée à 17 ans. J’étais sidérée ! Je lui ai à mon tour raconté mon histoire. Nous avons pleuré toutes les deux !
J’arrive à ce stade de ma vie où j’ai besoin de parler et d’hurler au monde entier ce qui m’est arrivé et prends conscience que j’ai besoin d’une thérapie ! Qu’en penses-tu ? Merci de m’aider !
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Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE | |
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Lizea [guest] on 2007-17-01 18:29 |
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Je réponds d'abord à la fin de ton texte: oui, je pense que tu dois, que tu te dois à toi-même, d'aller,quelque part, parler de ce qui t'est arrivé, de ce qui t'a été infligé et continue de t'être infligé par le biais de tout ce que tu souffres.
D'une certaine façon, tu as déjà commencé puisque tu t'es exprimée sur ce forum: même si c'est un "lieu" particulier,virtuel, c'est dit et je pense que cela compte.
Par ailleurs, je trouve que tu peux être fière d'avoir aussi parlé quand tu étais adolescente: visiblement, rien n'était fait pour te faciliter les choses et pourtant tu as crié la vérité. Si ton entourage, trop lâche, trop effayé des conséquences et des responsabilités à accepter, a refusé de t'entendre, c'est leur problème (je sais que c'est facile à dire, car cela reste trop longtemps notre problème): ils n'ont pas pu, pas voulu bouger, réagir. Toi, tu l'as fait, avec les moyens de ton âge et tu peux sûrement continuer aujourd'hui, avec tes moyens d'adulte.
En ce qui me concerne, victime d'abus sexuels de la part de mon père (sur une durée encore difficile à définir pour moi, car ses gestes ont toujours été incestueux, avant que leur caractère ouvertement sexuel ne se précise plus j'approchais de la puberté), je n'ai réussi à parler qu'après mes 29 ans (comme par hasard après le délai de prescription pour porter plainte), après un divorce, plongée dans une sévère dépression, et encore, seulement à des professionnels (psychiatre et psychothérapeute) et à mon nouveau compagnon.
Et, il y a six ans, j'avais donc "déjà" 36 ans, en pleine crise de couple, avec deux enfants petits, celui-ci devenu mon mari, m'a enjoint, pour que j'aille enfin mieux et que nous puissions espérer mener à bien notre vie à tous les quatre, de tout dire à ma famille. J'ai écrit à mon père,que je ne vois plus désormais, prévenu ma mère (qui me croit mais refuse d'admettre qu'elle aurait pu être au courant et essaie à tout prix que le sujet soit de nouveau enfoui dans le non-dit). Le reste de ma famille l'a su aussi et les réctions ont été décevantes voire choquantes: pas de compassion, plutôt des reproches pour ma dureté, une hostilité vis-à-vis de mon mari accusé de m'avoir manipulée, forcément, et puis ...tout le monde continue de se retrouver -sans moi- et une bonne couche de silence par dessus!
Tout cela pour te dire que revenir à la parole et à une certaine forme de combattivité par rapport à un tel passé, c'est souvent très long et très dur. Mais on peut y arriver et progresser, de la simple survie vers plus de vraie vie : j'ai des tonnes de difficultés existentielles, affectivement, au travail...etc, mais je me sens plus "exister" du fait que j'en parle.
J'en parle à mon conjoint , j'en ai parlé à mes enfants quand ils ont commencé à poser des questions, notamment sur ma rupture avec leur grand-père , j'en parle avec un psychothérapeute que je vois régulièrement et, depuis six mois , j'en parle dans le groupe de parole d'Arevi, le lundi soir.Quand je vois l'importance qu'ont prises pour moi ces rencontres que je rate rarement, je réalise à quel point mettre des mots sur tous les aspects de ce traumatisme , inscrits dans mon corps et mes pensées, est un processus vital , même si c'est parfois douloureux ou décourageant quand je replonge dans les angoisses ou les idées noires ou la peur de ne jamais m'en sortir . Mais je continue et je crois que j'avance : de toute façon, j'ai bien l'impression que je n'ai pas le choix . Et j'estime aussi que la petite fille à l'enfance démolie que j'ai été, mérite tous ces efforts et ces mots que je peux, enfin devenue adulte, prononcer et répéter.
Je te souhaite bon courage et j'epère de tes nouvelles. Lizea.
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Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE | |
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victime [guest] on 2007-18-01 05:04 |
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Bonsoir Lizea,
Un grand merci pour ton message que me va droit au coeur. Je crois que je n'ai jamais parlé aussi ouvertement et crument de mon inceste. Et encore j'ai résumé la fin.
Aujourd'hui est un grand jour : j'ai enfin pris un rendez-vous chez une thérapeute recommnandée par une amie. C'est une énorme démarche, moi qui déteste parler de moi.C'est vrai, sur un forum, c'est simple, c'est anonypme et virtuel...
J'appréhende cette rencontre avec une inconnue. J'ai peur qu'elle me prenne pour un cas d'espèce. Comment as-tu franchi le pas ? Est-ce grâce à tes amis ? Comment as-tu trouvé le bon thérapeute ? Comment se passent les séances ? Quand je pense que mes parents ont une idée préconçue des psychiatres ! Ils pensent que ce sont tous des cons aussi malades que le commun des mortels !
A l'époque, je devais avoir 14 ans et demi et n'étais pas fière de dénoncer mon bourreau !
Je vois qu'on a des points communs. Tu n'es pas non plus gâtée par ta famille. Je ne parle ni à mes parents, ni à mon frère. Ma seule famille est ma soeur. Je lui ai dit hier que j'avais publié mon témoignage sur internet. Je crois que quelque part elle me rend responsable de quelque chose. Elle n'a pas de réaction. J'aurais aimé qu'elle me rappelle pour me soutenir. Je suis déçue !! C'est toujours moi qui lui parle de mes sentiments. Je suis seule face à mon MAL ETRE !
Toi, au moins tu as construit une vie. Tu as des enfants. Moi, je me demande si je dois avoir des enfants, surtout si j'ai une fille. J'ai peur qu'il lui arrive la même chose !
Je trouve super que tu en aies parlé à ton conjoint et à tes enfants ! Moi, cela fait 10 ans que je vis avec mon ami et n'ai pu lui en parler que le jour du décès de mon bourreau, le 09 septembre 2006. Je ne pouvais pas avant !
Peux-tu me dire comment se passent les réunions au groupe de parole AREVI ?
Comme toi, et comme toutes les victimes, nous avons les mêmes difficultés existentielles. Je passe aussi par des périodes noires, comme l'envie de disparaître ou de me suicider et parfois, je me dis que la vie est belle...
Bonne soirée
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lizea et victime | |
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sonia [guest] on 2007-18-01 20:51 |
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tout d'abord victime je voulais te dire que je t'avais ecrit un mot mais je ne sais pas pourquoi il y a eu un beug.en gros je te disais que je te trouvé trés courageuse d'avoir parlé pdt la situation. c'est trés rare.je voulais aussi vous dire que j'ai lgt fait partie d'arevi, arevi c'est un peu comme ma seconde famille. je vais resumé un peu mon histoire. j'ai été victime d'inceste de la part de mon "père" de 11 jusqu'a18 ans.j'ai parlé à 18ans je precise que je ne vivais plus chez les parents. pdt 7 ans ma famille ma traité de menteuse. jusqu'au jour ou j'ai reussi à lui faire cracher le morceau. je l'avais enregistré. j'ai pu faire écouté les k7 à ma famille depuis ils me croient.j'ai porté plainte il y a 3 ans .je suis arrivé à arevi au debut de la procedure j'ai passé tout mes mercredi soir à arevi j'ai pu enfin trouver un lieu ou je pouvais etre entendu et surtout comprise. arevi ma soutenu jusqu'au procés car 2 des representante d'arevi sont venu au procés ave moi. je n'aurais pas pu affronté cela sans elles. ils à pris 15 ans de taule mais il a fait appel suite au prochaine episode. c'est grace à l'association arevi que j'en suis arrivé ou j'en suis. j'ai 28 ans je suis gardienne d'immeuble j'ai un ami depuis 1 ans qui ma deja accompagne à un gp.je suis toujours en contact avec les representante d'arevi que j'aime et j'admire bcp. je voulais vous faire part de ma vision d'arevi.et aussi pour vous dire de tenir bon on peux s'en sortir j'en suis convaincu. sonia une fan d'arevi(do, ves, bri, luc merci)
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Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE | |
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Lizea [guest] on 2007-28-01 01:47 |
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Re-bonjour à toi ,
Désolée, je ne t'ai pas répondu avant : la semaine a été difficile (crises d'angoisses) et dans ces cas je me terre chez moi et communique un minimum, sauf avec mon psy, mon mari s'il est "d'attaque" (la vie avec mes problèmes n'est pas toujours facile!) et le groupe Arevi.
En fait, je pense qu'on s'y est vues lundi dernier: mais avec les pseudos, je n' ai réalisé qu'après coup.
C'est vrai que ces réunion sont parfois éprouvantes (certains font d'ailleurs des "pauses"de quelques semaines quand cela les remue trop) mais je les trouve très libératoires. Il n'y a pas le même travail de réflexion, d'auto-analyse...etc qu'avec une psychothérapie, mais cela me permet de me sentir moins seule, moins "extra-terrestre" en voyant et écoutant des personnes "normales", souvent sympathiques et intéressantes (intellectuellement comme humainement) qui ont vécu cela et vivent malgré et avec ces souvenirs. Par une espèce d'effet d'écho, j'ai l'impression que cela m'aide à mieux m'estimer moi-même.
Pour la parole, cela me semble assez naturel d'être bloqué ou de se sentir embrouillé surtout au début, et parfois aussi selon l'état d'esprit du jour. Il y a tant de choses à dire, d'émotions fortes et mélangées (douleur, humiliation, colère, chagrin, découragement...) que c'est indicible en quelques minutes. Personnellement, ce qui me convient c'est la régularité: j'ai fixé ce moment dans la semaine pour moi et mes problèmes , il m'est réservé, et je sais que je pourrai toujours compléter, affiner, approfondir, mes réflexions et propos au fur et à mesure des lundis. Donc, si un soir je me sens débordée par la difficulté à verbaliser, je me dis que ce sera pour la prochaine fois.
Pour ce qui est des psy, moi j'ai procédé de façon un peu anarchique, au fil des déménagements (de moi ou d'eux), pour finir par m'adresser à quelqu'un qui consulte près de chez moi, afin d'être sûre d'y aller régulièrement sans trop de stress supplémentaire du aux transports..Comme il a une écoute empathique, pas rigide sur le plan de la méthode (il me parle lui aussi, contrairement à certains), Même s'il n'est pas "spécialiste" des questions d'inceste ou de traumatisme, cela me convient. Mais certains du groupe, échaudés par de mauvaises expériences préfèrent passer par un lieu plus centré sur ces problématiques: il y a une adresse, dans le 19°, dans les liens du site. Vois ce que tu ressens en temes de confiance avec celle que tu vas voir et tu pourras ensuite cerner s'il te faut chercher encore et je pense qu'ici on peut te donner des références sérieuses (via le lien mail direct avec les fondateurs de l'asso.)
J'espère que tu vas te sentir un peu mieux après toutes ces démarches. Et si ce n'est pas le cas, continue à écrire ici: si on peut s'entraider un peu, tant mieux.
Je t'envoie mes pensées cordiales et de nouveau mes encouragements. Peut-être à lundi prochain.
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Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE | |
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victime [guest] on 2007-31-01 03:35 |
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Bonsoir Lizea,
Merci pour ton message que je n'ai lu qu'aujourd'hui.
J'ai mal dormi la nuit dernière et me sens mal aujourd'hui, toujours ce sentiment de solitude qui m'habite et ce mal être, des envies suicidaires et cette agressivité gratuite envers mon ami... et pourtant je me dis qu'il faut que je m'en sorte. Ce serait trop facile de s'engouffrer. J'espère bien dormir ce soir et irai mieux demain. Je retourne chez ma thérapeute demain soir, ce ne sera que mon 2nd rendez-vous, je verrai bien. Je me demande d'ailleurs si je ne dois pas consulter un psychiatre spécialiste des victimologues et des enfants adoptés. Ma thérapeute n'étant que psychologue n'est pas remboursée par ma mutuelle.
Je voulais dire que je trouve courageux que ton conjoint se soit déplacé au groupe de lundi. Le pauvre, écouter les autres faire l'apologie de leurs malheurs et de leur mal être a dû être éprouvant pour lui !
J'espère que tu vas mieux qu'hier et bonne semaine.
A lundi prochain
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Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE | |
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Clara [guest] on 2007-19-01 18:36 |
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Bonjour,
Ton histoire est un cauchemar, comme bon nombre d'entre nous... C'est très courageux de ta part d'avoir pris un rendez-vous chez un psy et d'avoir témoigné sur ce forum. La psychothérapie est douloureuse mais permet enfin d'ouvrir des portes petit à petit. Cela fait 6 mois que j'y vais deux fois par semaine et je sens bien que je progresse. Déjà je ne culpabilise plus sur le fait d'avoir porté plainte récemmement contre mon père, mon beau-père qui m'ont violé de 9 ans à 22 ans, ma mère également est impliquée pour complicité car elle n'a rien fait pour me protéger. Evidemment le pénal c'est terminé à cause de cette maudite prescription, mais reste le civil. C'est fou et apparemment terriblement banal le déni dont font preuve les membres de la famille, au nom de quoi ils se taisent ? Comment peuvent-ils continuer à vivre avec un tel poids sur la conscience ? J'en suis arrivée à croire qu'ils n'en n'ont pas, c'est un comportement égoïste et criminel. Je n'ai plus de nouvelles de ma mère depuis l'âge de 17 ans, j'en ai 36. Du coup j'ai choisi de couper également les ponts avec mon père et sa femme qui n'a rien fait pour me protéger (une de plus), je suis donc orpheline, mais c'est choisi, c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour vivre et non plus survivre et protéger mon fils de 8 ans. Comment envisages-tu les relations avec ta famille dans le temps ? Elle entretient ta culpabilité, elle est toujours dans le déni ; d'avoir été la victime de ton grand-père ne lui a pas ouvert les yeux, moi ce qui me dépasse totalement c'est qu'on laisse un enfant être le jouet de ces personnes perverses et assassines, car c'est un meurtre pour moi, toute cette innocence volée pour le plaisir dégueulasse d'un adulte dépravé et qui pose une chape de silence sur la famille c'est monstrueux. Tu sais, un jour je te souhaite d'avoir des enfants et surtout ne pas leur cacher ton histoire, leur dire avec des mots adaptés à leur âge (une psy peut t'aider à le faire), ton compagnon également doit être au courant afin qu'il puisse te soutenir et de prendre une décision commune quant à votre relation avec ta famille (car pour le compagnon c'est douloureux également si tu ne lui expliques pas la situation), ça permet de mettre terme à un fonctionnement familial totalement sclérosé et de reprendre confiance en soi, même si la route est longue. Je te souhaite plein, plein de courage et n'hésites pas à me répondre, car vider son sac soulage, à plusieurs nous sommes toujours plus forts.
Clara
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Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE | |
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victime [guest] on 2007-21-01 20:44 |
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Bonjour Clara,
Voilà, je te réponds. Comme tu dis, ça fait tellement de bien de vider son sac ! Si ma vie pouvait être seulement un cauchemar, seulement un horrible cauchemar d'enfant, mais NON, c'est bien la réalité ! Il m'arrive de penser que j'aimerais être amnésique ou disparaître à jamais, pour que personne ne me retrouve ! Et s'il n'y avait que ce cauchemar, l'INCESTE, malheureusement j'en ai subi d'autres... Moi, aussi, j'ai volontairement coupé les ponts depuis 6 ans. Et depuis cette année, mes parents me harcèlent pour que je renoue. Après un premier message téléphonique, ils m'ont envoyé une carte de voeux dans laquelle ils me demandent "la raison de mon éloignement". C'est le comble du comble ! Ils m'ont encore appelé vendredi soir. J'ai laissé le répondeur se mettre en route. En somme, ils me reprochent de ne plus leur donner de mes nouvelles ! A chaque appel, c'est des crises de larmes ! Pour l'instant, je ne suis pas prête à les affronter, je suis mal à l'aise ! Ils m'ont fait toujours sentir que je devais leur être éternellement reconnaissante de m'avoir adoptée, de m'avoir sortir de ma merde, mais moi, je n'ai rien demandé ! Je ne les remercie pas de m'avoir adoptée pour subir tous ces traumatismes !
Ma soeur pense que je devrais leur envoyer par e-mail le témoignage que j'ai publié, car à l'époque de la dénonciation, je n'ai pas pu révéler les détails incestueux. Comme pouvais-je le faire, personne ne me croyait ! Ils m'ont enfermé dans un blocage terrible ! Qu'en penses-tu ? Devrais-je le leur envoyer pour qu'ils se rendent enfin que je n'étais qu'une enfant victime d'un pédophile ?
J'aimerais savoir comment tu as connu ce site et si tu fréquentes les groupes de paroles AREVI des lundis soir. Peux-tu me dire comment on y est accueilli la première fois ?
Je te trouve très courageuse d'avoir porté plainte. Mon bourreau est mort, donc je ne peux rien faire !
Merci de m'avoir répondu. Je me sens déjà plus forte et moins coupable.
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Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE | |
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clara [guest] on 2007-22-01 00:28 |
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Bonjour,
Pour répondre à ta première question, je n'enverrais pas le témoignage à tes parents. Je crains qu'en faisant cette démarche, ils en profitent pour renouer des liens avec toi sur des bases tronquées, qu'ils te fassent encore plus culpabiliser, ta souffrance est déjà immense, tu ne crois pas ? Ce qui me choque terriblement c'est que tes parents auraient dû t'emmener chez un psy, ils ne l'ont pas fait. Ils sont dans le déni le plus total, et niveau culpabilité je crois que tu as assez donné. Pour ma part, j'ai préféré rompre avec toute la famille car c'est la politique de l'autruche, on sauve les apparences, il vaut mieux en sacrifier une, on préfère ignorer sa souffrance pour éviter tout examen de conscience... Ben voyons !!! C'est terrible, mais tellement banal aussi. Alors il vaut mieux couper ces liens malsains pour ne pas s'abîmer encore plus, on a tellement à faire déjà pour tenter de se reconstruire et encore, si c'est possible. Mon père m'a envoyé un courrier il y a quelques semaines pour me demander mon pardon, sinon il se sentait incapable de remonter la pente !!! Quand j'ai fait mes 2 tentatives de suicide à 18 et 24 ans il ne s'est jamais soucié (ni sa femme d'ailleurs) de savoir pourquoi je l'avais fait : on n'en n'a jamais parlé !!! Pour ce qui est de ta deuxième question, j'ai connu découvert AREVI par internet car je cherchais des associations pour me soutenir dans ma démarche judiciaire et j'ai trouvé que ce forum était très intéressant car j'y ai trouvé des personnes qui avaient le même language, les mêmes souffrances et les mêmes difficultés à vivre que moi ; ce n'est pas rien quand on est resté sans en parler pendant des années... Je ne participe pas aux groupes de paroles, mais j'ai une autre association qui s'appelle "L'enfant bleu" qui m'apporte soutien et conseils juridiques (recherche d'avocat) et je suis en analyse, c'est douleureux, long et je doute parfois de me sortir de tout ce merdier car je constate l'ampleur des dégâts psychologiques... Voilà, si je peux t'aider, n'hésite pas à me répondre. Courage et à bientôt !
Clara
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Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE | |
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victime [guest] on 2007-24-01 04:44 |
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Bonsoir Clara,
Après réflexion, je pense que tu as raison. Je n'ai pas envoyé mon témoignage à mes parents. Ils me harcèlent depuis avant hier pour que je renoue. A chaque fois, c'est mon ami qui a décroché. Mon ami n'est au courant de mon inceste que depuis le 9 septembre 2006, jour du décès de mon bourreau et je suis avec lui depuis plus de 10 ans. Le décès n'a fait que remonter les souvenirs à la surface. Mon ami a fait part à ma mère de la principale raison de mon éloignement. Il paraît qu'elle lui a dit "mais que voulais-tu que je fasses ?" Mon a ami a répondu : peut-être porter plainte, elle vous en veut tellement de ne l'avoir pas crue". Ma mère a daigné rétorquer :"ce n'était pas possible, ça aurait tué la grand-mère" ! Comme tu peux le constater, elle est toujours dans le déni. Je culpabilise déjà d'avoir tué ma grand-mère et elle, elle ne fait que m'enfoncer que davantage ! Actuellement, je me sens pas capable d'affronter mes parents...Ca ne ménerait à rien, si ce n'est que de l'agressivité réciproque. Comme toi, j'ai besoin de me reconstruire avant. Quelle ignominie dela part de ton père de te demander pardon, alors qu'il a gâché ton adolescence ! Es-tu restée en contact avec au moins un membre de ta famille qui te croit ?
J'ai participé pour la première fois au groupe de paroles AREVI lundi soir. Heureusement nous étions 3 nouvelles. C'était très éprouvant, j'ai réussi à parler, mais je ne trouvais pas les mots justes et j'en suis ressortie avec un terrible mal de tête. J'y retournerai lundi prochain, au moins j'ai le sentiment qu'on me comprend et que je ne suis pas seule !!!
Depuis quand es-tu en analyse ? Est-ce que ça te fait du bien ? Au groupe de paroles, les victimes sont toute en analyse et certains thérapeutes leur ont conseillé d'essayer les groupes de paroles. Moi, j'ai mon premier rendez-vous demain soir chez un thérapeute.
Où en es-tu avec ton procès ?
Bonne soirée et merci me soutenir.
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Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE | |
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clara [guest] on 2007-24-01 05:38 |
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Bonsoir,
Ton ami a vraiment bien réagit face à ta mère. C'est trop facile de se servir de la grand-mère pour se protéger, apparemment il y aura toujours une bonne raison... Il faut que tu te dises que ce n'est pas toi qui a provoqué sa mort, mais son mari par ses agissements criminels !!! C'est fou, nous sommes toutes pareilles, ce monstrueux sentiment de culpabilité qui te ronge chaque jour un peu plus, tu sais c'est notre cancer, car il tue tout ce sentiment. Personnellement il m'épuise car il m'accompagne tous les jours et j'aimerais bien ne plus le subir...
Pour ce qui est de ma famille c'est quasiment table rase. Je vais voir ma tante ce week-end car elle a décidé de se porter témoin contre mon beau-père et mon père. Le hic c'est qu'elle ne veut pas porter préjudice à ma mère, donc sa soeur. Je la laisse venir car si elle témoigne contre mon beau-père, elle va forcément être obligée d'avouer que ma mère n'a rien fait pour moi. Je vais la laisser se porter témoin, je verrais bien si elle est digne de confiance. Si elle se désiste je serais obligée de couper également les ponts avec elle et là il n'y aura plus aucun membre de ma famille "fréquentable", car le peu de famille que je connaissais a décidé de pratiquer la politique de l'autruche et préfère me faire passer pour l'allumeuse, c'est certainement plus confortable pour eux : qu'ils aillent en enfer !
Je suis en analyse depuis août dernier, même si c'est très dur par moment, ça me permet de remonter le puzzle, de restructurer tout ce gâchis, de me déculpabiliser... mais ça prend du temps, et puis par moment ça ne sort pas, il y a des blocages, des "trous de mémoire" sur certaines périodes de mon enfance et de mon adolescence : certainement des traumatismes enfouis profondément afin de moins souffrir.. Je fais du yoga pour me détendre physiquement et mentalement : ça ce sont les seuls moments où je ne me torture pas la tête, c'est peu mais c'est déjà ça. Félicitations pour ton rendez-vous chez un psy, j'espère que tu auras un bon contact avec lui, car si c'est le cas, c'est déjà la voie de la guérison, je ne te cache pas que je n'y vais pas à chaque fois de gaïté de coeur, mais je peux t'assurer que par moment c'est presque en courant que j'y vais lorsque l'angoisse me submerge. Je n'ai jamais été tentée d'aller aux groupes de paroles, je ne peux pas, j'ai un blocage, je préfère aller voir ma psy deux fois par semaine, plus le yoga ça me prend déjà pas mal de temps.
J'ai vu mon avocat il y a 15 jours, c'est à partir de cette semaine qu'il est sensé s'occuper de mon dossier, alors j'attends impatiemment, car plus tôt l'assignation tombera chez mon père et mon beau-père, mieux j'irai, je ne veux plus lâcher "le morceau", d'agneau docile pendant des années, je me transforme en pitbull !!! (mais juste pour eux, j'ai tellement de colère en moi). Courage pour demain soir chez ton psy, il peut t'amener à mieux te connaître, je suis convaincue que c'est la bonne voie, mais n'oublie pas que nous en tant que victimes de ces incestes, nous sommes porteuses de la résilience, nous avons développé un instinct de survie hors du commun, car notre corps et notre tête ont subi un état de siège, toute cette souffrance il faut en faire quelque chose de positif, prouver qu'il est possible de se relever un jour la tête haute. C'est très sympa d'échanger avec toi, encore bon courage et à bientôt.
Clara
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victime | |
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sonia [guest] on 2007-24-01 16:51 |
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je voulais te dire que je ressentais exactement la même chose que toi quand j'allais à arevi. souvent j'en suis ressortie avec des maux de tetes. je pense en tout cas que cette réaction est normal car c'est pas facil de parler, nous qui avons toujours été baillonné.je suis allez trés lgt à arevi et c'est en partie grace à eux que je m'en suis sortie. voilà je voulais te faire part de mon experience arevi. sonia
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Re: victime | |
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victime [guest] on 2007-25-01 05:54 |
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Bonsoir Clara et Sonia,
Je trouve nos échanges très constructifs. Nous, on se comprend. A l'époque, si quelqu'un m'avait crue et soutenue, j'aurais eu la force de dénoncer mon bourreau. Je ne peux plus, il est décédé... et il y a prescription. Vous devez probablement être plus jeunes que moi. Je vous trouve toutes les deux très courageuses d'avoir porté plainte. Ils nous ont violé notre enfance et notre adolescence, ils doivent payer pour le crime, car c'est bien un CRIME !
Pour Sonia, pendant combien de temps es-tu allée au groupe de paroles AREVI ? J'espère que lundi prochain, j'arriverai mieux à m'exprimer.
Ce soir, j'ai fait un grand pas. Je me suis rendue pour la fois de ma vie chez une thérapeute. Je me sentais stressée et j'avais encore ce mal de tête... Ca doit être psychosomatique !
Comme elle m'a mise en confiance dans ce fauteuil en cuir noir, j'ai pu raconter mon parcours de vie. Pas facile pour quelqu'un qui a gardé le silence pendant 14 ans ! J'ai encore pleuré et avais la gorge nouée. J'y retourne la semaine prochaine. Elle m'a dit que j'avais la rage, cette révolte et qu'il fallait que ça sorte...
C'est mon message de ce soir, espoir....
Bonne nuit
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Re: victime | |
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arevi.10 [admin] on 2007-25-01 15:50 |
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Je trouve aussi que les échanges sur ce forum sont très constructifs. Déjà il y a au départ la démarche personnelle de parler au moyen de l'écriture, d'avoir l'assurance d'y être écoutée, de sortir ainsi de son isolement, et de pouvoir parfois faire une autre démarche, aller à un groupe de parole. Je sais aussi que des victimes ou familles de, regarde régulièrement le site et y trouvent de l'aide sans forcément y laisser un message. Léa
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Re: victime | |
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victime [guest] on 2007-28-01 16:39 |
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Bonjour Léa,
Merci pour ton message réconfortant. Je me suis mise à l'écriture depuis une semaine.
Voici ce que j'ai écrit :
A MON BOURREAU
Je n’étais qu’une gosse L’âge de l’insouciance et de l’innocence Tu as violé mon adolescence Tu as volé ma jeunesse Les plus belles années de mon existence
Toi, tu étais un adulte responsable Ta vie touchait à sa fin La mienne commençait enfin Tu as commis l’impardonnable Tu es un coupable abominable !
Aujourd’hui que tu es mort Tu m’obsèdes tous les jours Tu as brisé ma vie entière Sale ignoble pourriture !
Je suis vidée de l’intérieur Brûle en enfer ! Tu as souillé mon corps Mais j’ai espoir De m’en sortir un jour
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Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE | |
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dialogues [guest] on 2008-15-08 00:11 |
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Bonjour,
POur la revue "dialogues" de A.I.V.I. "association contre l'inceste), je prépare un article sur l'assignation civile. Peux-tu dire comment ça se passe ? Merci
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Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE | |
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sonia [guest] on 2008-05-06 11:36 |
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je viens de lire ton histoire qui ressemble a peut pres a la mienne .. je reconnais certain mot que mon grand pere employais.. je commence a ressentir le besoin d en parler . mais a qui ? ca ne changera pas les choses . les faits sont la malheureusement .. je me sent si coupable ..
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Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE | |
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luma [guest] on 2010-20-01 19:39 |
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Bonjour,
Sur ce sujet, je vous conseille vivement le site d'Alice Miller : http://www.alice-miller.com/index_fr.php Elle parle de la maltraitance des enfants (et essentiellement des abus sexuels) et de leurs énormes conséquences sur une vie d'adulte.
bon courage.
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Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE | |
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T@touille [guest] on 2009-06-07 21:03 |
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Je me retrouve un peu dans ton temoignage, puisque je suis aussi adoptée, ce qui revient à etre doublement traumatisées.
Je n´ai pas été abusée par mon grand père, mais par mon "frère" adoptif lui aussi coréen...
pour ma part, j´ai 27 ans et ai décidé de porter plainte l´été dernier lorsque ce f... de p... a annoncé très fièrement devant mes autres fréres et soeurs que s´il en avait eu la chance, il m´aurait "éclaté la tete contre le mur" au sens propre, il a d´ailleurs essayé... et bizarrement, tout le monde a cru que c´etait une plaisanterie...
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Re: MOI, ENFANT ADOPTEE, VICTIME D'INCESTE | |
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Chen [guest] on 2010-07-08 05:31 |
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bonjour votre histoire me bouleverse, pourrai-je vous contactez ? avez vous un numéro de téléphone ? Je suis d'origine asiatique et j'ai des amis asiatiques à qui je soupçonne d'être victime d'inceste de leurs parents adoptifs je voudrais savoir comment les aidés. J'aimerai donc en parler a propos de votre témoignage.
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